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Prochains événements:

  • Assemblée générale CE1 106 à l'EPFL 18h15 : mercredi 27 septembre

On vous souhaite un bon été, et on se réjouie de vous retrouver l'année prochaine pour de nouvelles belles actions, durables bien sûr ! :D

 

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Ci-dessous, voilà quelques nouvelles des actions réalisées au sein d'Unipoly, bonne lecture !

février 6, 2017

Workshop Campus Farmers

Design de potagers et de mobilier urbain pour la place Nord du campus EPFL

Le projet vise à mettre en place sur la place nord du campus de l’EPFL du mobilier urbain (bancs) dans lesquels seront intégrés des espaces potagers, accessibles à tous. L’objectif est de permettre aux étudiants et collaborateurs de l’EPFL de se réapproprier l’espace urbain et de créer un espace de rencontre autour des potagers incorporés dans la structure du mobilier. Le but est de créer des liens sociaux entre des personnes n’ayant pas toujours l’habitude de se fréquenter (collaborateurs - étudiants ou étudiants de différentes sections, collaborateurs de différents départements) tout en les sensibilisant à la consommation de ressources locales, biologiques et de saison. Tout le monde sur le campus pourra participer à l’entretien des potagers et se servir librement des produits.

L’objectif du workshop est de déterminer l’emplacement et design exact ainsi que les matériaux et plantes naux choisis pour faire partie de la phase test du projet. Le design et la construction de ces bancs végétalisés est au coeur du projet. Avec la participation du Laboratoire ALICE de la section d’architecture, l’objectif est de permettre à un groupe d’étudiants d’être les acteurs de la création et de l’entretien de ces structures.

 

Le workshop se déroulera du 12 au 14 septembre, sur le campus de l'EPFL :D

 

Inscription --> https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeDikDzWoZccZlXnF9RofqcUvaahndQivPnXx6ogt5oj9g0Nw/viewform?usp=sf_link

août 17, 2017

Retour 3 sur le G21 - Swisstainability Forum - 29 et 30 juin 2017

10 étudiants d'Unipoly ont participé avec grand intérêt au G21 - Swisstainability Forum 2017.

Vous retrouverez ci-dessous ce qu'ils ont vu, entendu, vécu durant ces deux jours.

Unipoly remercie chaleureusement NiceFuture nous ayant permis de participer au Forum.

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Le Swisstainability Forum a, une fois de plus, réuni les principaux acteurs de Suisse Romande du 29-30 juin autour du défi d'aller pour impacter, et de vivre ensemble la transition.

Cela s'est traduit par l'intervention de représentants de la finance, de la politique, de l'industrie, de la science, de la philosophie, de l'administration fédérale, de la culture et de l'agriculture qui sont tous venus pour nous faire part de l'urgence de l'action ainsi que des manières d'agir durablement pour encourager la transition.

Cette plateforme organisée par l'association NiceFuture nous a permis d'écouter, de débattre, et de discuter avec des personnes du terrain sur toutes les dimensions de la durabilité. Des ateliers sur des sujets très pertinents tels que la défense des droits du vivants, la création d'écoquartiers, ou l'économie circulaire ont pu être abordé permettant de créer des relations entre les différents intéressés et de trouver des solutions ensemble face aux problèmes futurs.

Cet événement est à conseiller largement pour toute entreprise qui réfléchirait sur les manières d'agir à son échelle pour l'écologie et la durabilité.

Ivanoé Koog

Le G21 est une rencontre unique en son genre. Elle permet de regrouper dans un même lieu un panel exceptionnel d’acteurs de la transition, allant du politique au chef d’entreprise, en passant par le professeur et l’artiste. C’est un événement qui provoque une ouverture d’esprit sur les actions qui se passent aujourd’hui, et sur celles qui peuvent avoir lieu demain.

La conférence s’est ouverte avec un mot de la part de la conseillère d'Etat, cheffe du Département du territoire et de l’environnement, qui est enthousiasmée par cette conférence et les énergies qui s’en dégagent. Elle rappelle que l'argent occupe une place centrale dans les sujets environnementaux, sujet qui reviendra à de multiples occasions par la suite. Elle essaye de débloquer des moyens afin de préserver la qualité de notre environnement, ce qui est rendu moins compliqué que dans le passé car les politiques reconnaissent désormais l’importance des sujets de transition de notre société, mais elles ne font que répondre à la manifestation de volonté de la population.

Tout au long de la conférence des initiatives structurantes et innovantes, tel que l’approche du Global Compact, la certification B corporation, Go for Impact, et la plateforme VitaVerDura, ont été présentées. Celles ci ont toutes en commun la volonté d’améliorer la qualité de notre société en proposant des solutions et des pistes de réflexion aux défis modernes.

Plusieures réflexions à propos de ces défis ont d’ailleurs animé les conversations. Par exemple, pourquoi avons nous autant de mal à agir sur des problèmes environnementaux que nous savons comme de la plus haute importance. L’être humain est construit pour changer sous la contrainte, il a beaucoup plus de mal à changer en prévision à une contrainte. Or des problèmes comme le changement climatique ne présente pas de conséquence immédiate aux personnes qui le causent, il est donc difficile pour eux de percevoir l’avantage de changer leurs habitudes.

L’écologie industrielle est un concept faisant partie de l’économie industrielle. Les entreprises actives dans le recyclage sont naturellement un maillon de l’économie circulaire, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne doivent pas entreprendre et innover dans le sens de l’écologie industrielle.

Un atelier a été mené autour de la décarbonisation des fonds. La caisse de pension Publica a fait la décision d'enlever tous les fonds ayant une activité dans le charbon. Décarboner les fonds est un processus difficile et lent car il y a beaucoup d'oppositions. Un des arguments de l’opposition, c’est de dire que déinvestir supprime le pouvoir d’influence dans les conseils d’administration des entreprises carbonées. Un autre argument était que les investissements carbonés avaient des bon rendements pour les capitaux, ce qui n’a pas été le cas ces dernières années. Cependant, force est de constater, que l’industrie pétrolière continue à pouvoir tourner grâce aux investissements massifs qui lui sont accordés. Un aspect du problème réside dans le fait que les grands établissements d’investissement achètent des fonds globaux sur les marchés, dans lesquels se trouvent des entreprises carbonées. Ils doivent donc explicitement annoncer qu’il ne veulent pas investir dans ce genre de fonds.

Des exemples inspirant ont été présentés tel que Valérie Pache qui est une designer de vêtements qui réutilisent des toiles de parapente usagée, et les transforme en robes de haute couture. Chaque robe prend une grande quantité d’heures à réaliser. Les robes sont constituées de matériel ayant volé pendant plusieurs milliers d’heures. Raphaël Bianco qui est issu d’une famille d’agriculteur, a fait le choix d’avoir le courage de redéfinir la relation entre l’agriculteur et la société qui l’entoure. Son verger traite en direct avec les points de ventes et les entreprises locales, tel que Opaline, afin que chacun trouve son compte de manière équitable. Ses fruits sont de grande qualité et restent dans un circuit court de distribution. Kerterre pratique la philosophie du content-d’être-pas-d’accord. La philosophie est que si chacun est un petit plus ou un petit moins, la différence est énorme. Pratiquons tous le positif, même et surtout à petite échelle.

Lors de la clôture de la journée Marc Chardonnens, le directeur de l’OFEV, nous fait part que certaines images de la Suisse sont en désaccord avec la réalité. Par exemple la majorité des suisses interrogés pensent que la biodiversité dans le pays se porte bien, alors que la réalité est tout autre avec une baisse majeure de celle-ci ces dernières années. La manière dont le système fonctionne en Suisse est le suivant: le peuple élit les politiques, puis les politiques encadrent l’OFEV, qui est chargé de mettre en place les directives environnementales. Pour que l’OFEV puisse faire plus, il faut donc que la population manifeste une volonté, qui quant à elle motive les politiques à faire avancer l’agenda environnemental. Cyril Dion quand à lui a donné un discours porteur d’espoir et motivant concernant les défis qui nous attendent. L’important selon lui c’est d’abord de faire une activité que l’on aime profondément, car la tâche à accomplir pour inscrire la durabilité dans le développement de notre société est colossale, il n’y a donc pas d’autre choix que d’aimer ce que l’on fait pour s’inscrire dans la durée de ce travail. Trouvons comment nous pouvons contribuer le mieux possible à notre société, et agissons!

Théo Milliez

 

Les 29 et 30 juin derniers se déroulait au Swiss Tech Convention Center la septième et dernière édition du G21, le Swisstainability Forum. L’association organisatrice, Nice Future, voulait en faire un lieu de rencontre entre experts en durabilité et acteurs clés du futur de la Suisse. Le programme était dense et comprenait de nombreux discours et débats, donnés par des acteurs tel que Cyril Dion, réalisateur du film Demain, ou bien Christian Arnsperger, professeur à l’Unil, ainsi que des représentants des différentes entreprises parrainant l’évènement.

Ce dernier point fut dommageable : différentes entreprises ayant offert au forum un soutien financier ont pu profiter de sa scène pour présenter leurs politiques en matière de durabilité. Leur présence a amenée un réel plus aux évènements, d’autant plus qu’ils n’ont pas versé dans le greenwashing. Il reste toutefois que ces entreprises en ressortent avec une image plus positive que leurs concurrents, ce qui ne devrait pas arriver. En parallèle, l’entrée au forum était coûteuse, et s’élevait à 250 francs par jour. Il est évident que Nice Future aurait préféré éviter ces écueils ; les organisateurs n’ont pas fait mystère de leur difficulté à trouver des financements publics, ce qui les a d’ailleurs conduit à remettre en question l’engagement réel des institutions suisses en faveur de la transition écologique. Il faut toutefois souligner le faste de l'événement, notamment le nombre élevé d’intervenants et le choix du Swiss Tech alors que l’auditoire n’a jamais été plus qu’à moitié plein. C’est là l’autre principale limite du forum : sa faible portée. Il ne s’adressait, au fond qu’à un public convaincu de la nécessité de lutter pour la durabilité, et déjà plutôt bien formé sur les façons de le faire.

Les différentes personnes présentes amenaient toutes quelque chose d’unique. On a pu s’interroger sur la stratégie énergétique 2050, sur la permaculture, sur l’éducation, sur les jus de fruits, le café et même la haute couture. Parmi toutes les interventions, un grand message se dessine ; il faut tendre vers une société plus sereine et humaine. Pour l’essayiste Patrick Viveret, qui fut très applaudi, notre société de consommation-consolation, parmi tous les vices qu’on lui connaît, engendre notamment une alternance entre euphorie et dépression, à laquelle il faut opposer une dualité entre sérénité et intensité de vie. Ce message se décline à l’infini ; pour René Longet, des Services Industriels de Genève, il faut cesser de voir l’accumulation personnelle comme idéal de société, alors que d’après Evelyne Adam, fondatrice de Kerterre, il faut autoriser la créativité personnelle et l’accomplissement de soi, pour ne citer qu’eux.

Cette grande orientation étant globalement partagée, il restait à définir comment y arriver. Les aspects techniques étaient autrement plus complexes à circoncire. A la question “Comment décarboniser la Finance ?”, la seule piste semble être de décarboniser le monde: rendre les consommateurs sensibles à la question, diminuer la consommation d’énergie fossile et rendre les projets renouvelables rentables. Toutefois, et c’est assez symptomatique du forum, aucune réflexion systémique n’existe ; et si il fallait transformer la finance ? A la question “Comment être dans l’indépendance énergétique”, les trois intervenants répondent unanimement : le solaire, les voitures électriques, l’efficacité énergétique et l’éolien (dans cet ordre) nous permettront sans problème de passer à une Suisse 100% renouvelable, au lieu des 12% actuels, et il est impensable qu’il faille diminuer notre consommation.

Cette absence de réflexion globale fut finalement le plus gros défaut du forum. De nombreuses visions contradictoires se suivaient, sans personne pour relever les oppositions ou en faire la synthèse. La vision individualiste de la société où chacun a son “spot de vie” propre était présentée de la même manière que celle où l’on lutte pour un idéal commun du buen vivir, alors que ces deux ne peuvent coexister. Au sein de cette multitude de projets encourageants, les messages se brouillent. Il ne reste plus que l’illusion que les projets et les façons de lutter sont multiples et que la situation s’améliore. Le discours d’ouverture de Jacqueline de Quattro, directrice du Département du Territoire et de l’Environnement du canton de Vaud, annonçait déjà cet écueil. Son ton était chaleureux et ses mots étaient séduisants : cette personne de droite avait conscience des défauts de son camp et s’engageait pour la durabilité ! Il fallait attendre la fin de son discours pour réaliser qu’en comme d’engagement, elle n’avait mentionné qu’un déblocage de fonds pour des stations d’épuration, ce qui est louable mais très loin d’être suffisant. A côté de cela, elle mentionnait que puisque les gravières aménageaient des nichoirs à hirondelles, elles n’étaient pas si mauvaises pour la biodiversité. Le point le plus intéressant qu’elle soulevait était l’incohérence des Suisses, qui veulent des hôpitaux, mais pas les carrières pour les construire. De même, ils disent non à beaucoup de sources d’énergie, et oui à peu. Elle conclut que les pesées d’intérêts étaient extrêmement importantes et a répété plusieurs fois qu’elle ne faisait que ça, sans préciser comment elle les pondérait ou à quoi elles aboutissaient. Cette contradiction n’a absolument pas été abordée dans le reste du forum, alors qu’on sait qu’il faudra faire des sacrifices et donc trancher ces fameuses pesées d’intérêt.  

La raison pour laquelle ces points cruciaux n’ont pas été abordés semble être le manque de consensus, sous le signe duquel tout le forum était placé. Consensus des intervenants à chaque “débat” qui se transformait de fait en exposé à plusieurs voix, consensus des intervenants qui se succédaient à la tribune pour se féliciter mutuellement, et enfin consensus dans l’assemblée puisque tout le public semblait acquis à la cause de la durabilité.

En conclusion, le forum G21 fut un événement extrêmement intéressant et riche. A titre individuel, il fut instructif, formateur et provocateur de réflexion. A titre collectif, la volonté de rester consensuel, les incohérences entre les différentes conceptions sur la durabilité présentes et la positivité quasi-omniprésente ont empêché ce forum de déboucher sur de réelles avancées. On ressort du forum convaincu que les choses ne vont pas si mal et que des choses se font, ce qui est, on le sait, extrêmement dangereux face des dangers aussi pernicieux que le changement climatique ou la perte de biodiversité.

Romain Gitton-Rivière

« Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » Gandhi.

Le G21 est une rencontre réjouissante. Tous ces acteurs de la transition réuni en un seul endroit nous redonnent l’espoir qu’il y a une multitude de solutions pour répondre à la crise environnementale. Le vendredi après-midi m’a spécialement touché. Tout au long, j’y ai suivi Denise Kikou Gilliand, réalisatrice, médium-guérisseuse et coach en créativité. Cette oratrice nous donne lors de sa première conférence intitulée “Cultiver son intérieur pour rayonner à l’extérieur” des outils concrets à utiliser et pratiquer au quotidien. Elle présente huit points clés; la méditation, le respiration, la connexion à la nature, la gestion des pensées, agir en son plein potentiel (équilibre physique, psychique et spirituelle), donner du sens, donner à chaque instant le meilleur de soi et cultiver l’Amour. Cette conférence est suive par un atelier de méditation avec des guérisseurs, un univers qui m’est peu connu mais qui m’interpelle. Une odeur et une énergie très spéciale se ressentent dans cette salle. Les prochains occupants de la salle nous remercie d’ailleurs pour l’énergie positive et portante qu’on y laisse. Nous terminons l’après-midi par une discussion sur l’intuition menée par cinq femmes. Ces femmes d’horizons différents nous expliquent comment et pourquoi elles utilisent l’intuition pour guider leur travail ainsi que leur vie au quotidien. Malgré leurs expériences très différentes, elles s’accordent sur le fait que nous devrions tous écouter d’avantage notre intuition pour construire ensemble un monde meilleur et durable.

Chloé Allémann

Nicolas Belleville, étudiant à l’Unil, a également participé au forum et a souhaité partager son expérience avec nous.

Le Swisstainability forum se veut être une plateforme créative, qui par la réunion de décideurs politiques, acteurs de l’économie, scientifiques, trouve des solutions pour les défis de société d’aujourd’hui et de demain. L’édition 2017 se concentre sur la transition, avant tout vue comme économique, pour faire face aux défis environnementaux de plus en plus pressants.

Toutefois le forum dans sa globalité reflète davantage l’aspect économique. Il s’agit à la fois d’une transition écologique et intérieure, et ceci du point de vue individuel jusqu’à celui de la société. A cet égard, il est intéressant d’aborder son pourquoi à travers l’observation des valeurs. Tout d’abord, les valeurs érigées en normes dans la société d’aujourd’hui et les problèmes qui vont avec. Ensuite, les valeurs qui sous-tendent la transition et solutionnent les problèmes actuels.

Comme le rappelle Christian Arnsperger, professeur en durabilité et anthropologie économique à l’université de Lausanne, notre terre est finie et les société industrielles épuisent les ressources au-delà de leur capacité de régénération. En un mot, le crash est inévitable. Mais qu’est-ce qui explique une telle folie?

Patrick Viveret, philosophe et essayiste, le décrit avec éclat dans son intervention. La soif du toujours plus et l’accumulation prédatrice qui va avec, démontre un profond mal être qui s’exprime par un cercle vicieux. En effet, il y a alternance entre phases de dépression et d’excitation, la consommation servant de moyen de consolation afin de momentanément éclipser ce sentiment de malaise. La solution proposée est de changer ce couple par celui de l’intensité/sérénité. Autrement dit, ériger une société où la valeur est dans le bien vivre et non pas dans la matérialité. Cet orateur ne le dit pas expressément, mais à l’issue de cette conférence le sentiment d’une perte de connexion avec la nature comme source du mal-être s’éveille.

Et c’est bien là que les valeurs de la transition entrent en jeu. Elles relèvent davantage de l’intuition. Confiance, autonomie, don, gratitude en lieu et place de domination, prédation et peur de l’autre. Le saut est énorme, et ne se réalise que par l’expérimentation profonde de ces valeurs. C’est pourquoi cette transition est avant tout intérieure, et c’est là que les mots ne suffisent plus pour avancer.

Nicolas Belleville

juillet 23, 2017

Retour 2 sur le G21 - Swisstainability Forum - 29 et 30 juin 2017

10 étudiants d'Unipoly ont participé avec grand intérêt au G21 - Swisstainability Forum 2017.

Vous retrouverez ci-dessous ce qu'ils ont vu, entendu, vécu durant ces deux jours.

Unipoly remercie chaleureusement NiceFuture nous ayant permis de participer au Forum.

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Le G21 a permis à un nombre impressionnant d’intervenant-e-s de partager leurs réflexions, qui ont par touches successives mis en lumière différents aspects du développement durable. François Vuille (Centre de l’énergie de l’EPFL) a souligné que la transition écologique est un défi global qui nécessite une approche systémique, tant au niveau des aspects considérés, que des acteurs impliqués. Si les moyens de rendre notre société plus rationnelle et plus juste existent, plusieurs intervenant-e-s ont discuté des enjeux liés au facteur humain : Cyril Dion (réalisateur) estime qu’il faut créer un nouvel idéal dans lequel les gens aient envie de croire, et Fabien Rodhain (écrivain) renchérit, en affirmant que seules les émotions peuvent déclencher l’envie de changer. Dans des projets en lien avec le développement durable très différents, Nestlé et Losinger Marazzi ont quant à eux, mis en place des mesures de suivi pour garantir que les changements de comportement de la population persistent au fil du temps. Finalement, ces deux journées de conférences ont rappelé que les défis de notre époque sont une chance que nous devons saisir d’utiliser à son maximum notre potentiel, tant individuel que collectif.

Elisa Porfido

L’écologie industrielle, connaissez-vous bien cette notion ? Juste en surface, comme la plupart d’entre nous. L’intérêt du Swisstainability Forum a été de pousser notre réflexion et de nous exposer certaines notions comme celle-ci, apparue déjà dans les années 1990 avec Paul Hawken. L’écologie industrielle propose d’avoir une vision globale du système industriel tel que nous le connaissons et de le faire fonctionner comme un écosystème, et surtout de le rendre compatible avec les écosystèmes naturels qui nous entourent. Écosystèmes, qui, nous le savons, gèrent ces flux de matière et d’énergie de manière optimale. Plutôt séduisant comme concept puisqu’il limiterait grandement l’impact de nos industries sur l’environnement ! Alpha Dramé, directeur de l’Institut International de l’Ecologie Industrielle et Economie Verte, cite ensuite les conditions permettant à ce système d’être viable.

Pour commencer, nous devons décarboniser la finance, c’est à dire désinvestir des énergies fossiles. Pas évident à première vue, quand on sait que la plupart des caisses de pensions et banques suisses notamment la BNS détiennent des actions d’entreprises exploitant les énergies fossiles aux USA (P.S.: C’est pas moi qui l’ai inventé, c’est Philippe Thalmann, représentant de la caisse de pension Publica présent à la conférence “Comment décarboniser la finance” qui le dit). Surprenant, quand on sait que la Suisse a signé les accords de Paris, mais pas si surprenant quand on connaît le peu de régulations imposées par les accords de Paris au monde de la finance.

Nous devons ensuite mieux gérer nos déchets, les recycler, de manière à ce que les déchets des uns, soient les ressources des autres. Là encore, il y a du pain sur la planche, au niveau technique (petit clin d’oeil aux ingénieurs qui liront cet article) comme pour le recyclage de matériel électronique qui nous rendraient moins dépendant de la main d’oeuvre très peu chère d’enfants, femmes et hommes allant dans les mines au péril de leur vie et sans respect des droits de l’homme les plus fondamentaux. Le recyclage du matériel de construction, très gourmand en terme de consommation de CO2 et en eau a aussi été cité comme exemple. Le challenge est dans ce domaine aussi culturel. Par exemple, le béton issu de matériaux recyclés fait face à de multiples réticences de la part du domaine du bâtiment, car depuis toujours le béton classique a fait ses preuves et que du jour au lendemain nous n’allions pas changer ça. Il nous faut donc changer les moeurs, convaincre notre entourage, être patient, pédagogue, et faire doucement évoluer les mentalités quelque soit le domaine où nous allons travailler en tant qu'ingénieur. En effet la plupart des domaines (environnement, santé, informatique…) vont connaître de multiples mutations dans les années à venir. Excitant, non?

Nous devons également réduire l’usage dissipatif de matériaux, comme par exemple les engrais, pesticides, emballages, colorant, nettoyant, détergent, médicaments… qui pollue durablement nos eaux. C’est ici surtout un problème de gouvernance (UE si tu m’entends…) car ils existent déjà des alternatives plus écologiques.

Finalement, nous devons dématérialiser notre économie. Impossible me direz-vous ? Oui, si nous prenons le sens brut du terme, mais il s’agit plutôt ici de réduire la consommation d'énergie et de ressources naturelles dans notre système de  production et d'échange. Cela est bien possible, notamment en passant par les énergies renouvelables. Une étude récente demandée par la France et l’Allemagne a prouvé que ces deux pays avaient toutes les ressources pour passer aux 100% renouvelables. Encore plus palpitant, non ?

Cependant pour opérer tous ces changements, nous avons besoin de politiques engagées, plus fermes et contraignantes avec un système de contrôle efficace. Les entreprises ont aussi un rôle clé dans cette transition, de part la direction de leur investissement mais aussi toute la chaîne de valeur qui va de la production à la vente de leurs produits.

Mais surtout, l’acteur clé, c’est toi, c’est nous, c’est ton voisin : Devenons des consom’acteurs du changement. Si la majorité des gens n'achetait pas des oranges emballées individuellement à la Migros, il n’y en aurait plus dans nos rayons ! Si nous cessions d’acheter des avocats du Pérou dont les bénéfices ne vont pas du tout au peuple Péruvien mais plutôt à John l'américain avec son gros 4x4, il n’y en aurait plus non plus !

C’est aussi par notre vote que nous pouvons influencer la politique de demain, du moins essayer… Et si comme moi, vous pensez que ce n’est pas le moyen le plus efficace, nous pouvons localement lancer des initiatives, construire des projets par quartiers ou écoles ou encore sensibiliser nos proches. Même si nous serons pris pour des bobos écolos, un jour où l’autre, ils nous diront que nous avions raison.

Fanny Brenet

Retour sur le débat « Comment revivifier les villes, le vivre-ensemble et les écoquartiers ? »

Lors de ce débat fort de la présence d’Eric Rossiaud, président de la Codha, Evelyne Adam, fondatrice de Kerterre, et Sophie Heu Reignier, cheffe de projet Développement Immobilier chez Losinger Marazzi SA, ceux-ci nous font part de leurs expériences et points de vue sur une approche très sociale de l’habitation.

Evelyne enseigne comment créer de petites maisons faites de chaux et de chanvre, dont l’apprentissage est des plus simples, ainsi donc à la portée de chacun. Le mélange de ces deux matériaux durcit avec le temps, nous explique-t-elle, et ne nécessite pas d’être reconstruite fréquemment, comme on pourrait le penser. La nature s’y retrouve directement associée, car présente sous la forme de ce qu’elle appelle les jardins-jungle. Dans ses rapports avec ses voisins, elle nous fait part de son concept du « content d’être pas d’accord » qui permet d’être constructif dans leurs dialogues, car on ne peut s’attendre à s’entendre sur tout sujet avec tout un chacun. Lorsqu’on s’imagine alors Evelyne dans sa petite maison entourée de cette jungle abondante, il est facile d’y associer l’image d’une déconnexion totale avec le monde dit civilisé. Seulement, Evelyne brise ce stéréotype car elle possède les technologies que chacun utilise au quotidien. Comme elle le dit : « Il n’y a pas besoin de se déconnecter du monde. Il faut simplement s’ouvrir à la nature. »

Eric nous explique qu’il approuve la construction de bâtiments aux standards écologiques, mais ajoute qu’il ne faut plus construire des logements pour les habitants sans les inclure dans une dynamique de vie sociale que devrait représenter le concept d’écoquartier. Il ajoute un retour qu’il a eu sur ses idées, comme quoi « s’il y avait une demande, il y aurait une offre ». Sauf  que, selon Eric, la demande n’est pas toujours exprimée ou même exprimable. Cette dernière peut-être mue par effet de normes sociales, qui nécessitent un premier pas difficile, comme le racontait Cyril Dion plus tôt dans la matinée avec l’exemple de ses amis qui ont osés manger végétarien une fois seulement que lui-même ait assumé l’être. On apprend qu’il faut alors fédérer la volonté : on veut des écoquartiers, on veut une agriculture saine.

Sophie partage cette idée qu’un écoquartier ce n’est pas seulement des bâtiments bien gérés, labélisés Minergie Eco, mais c’est aussi une dynamique de vie entre ses habitants. On ne peut pas construire et donner les clefs. Il faut accompagner les habitants car tous n’ont pas la même sensibilité et le même niveau de comportement « éco ». C’est pourquoi un emploi a été créé en ce sens dans leur écoquartier érigé à Gland. Ceci reflète que les gens ne sont pas encore prêts à faire le pas tout seul vers ce nouveau mode de vie. Car comme Cyril Dion l’a dit quelques heures auparavant : « La transition commence par une transition intérieure ! L’aspect de sécurité personnel est le plus gros frein à cela. » Il faut sortir de sa zone de confort intellectuel et accepter la venue d’idées d’un temps nouveau.

Retour sur le débat « Défendre les droits du vivant pour mieux vivre ensemble ? »

Une heure durant, des questions d’éthique envers la nature sont mises en lumière et animent les discussions. Celles-ci sont menées par Catherine Morand, Membre de la direction de Swissaid, Adèle Thorens, Conseillère nationale vaudoise, Jean Rosset, Conservateur des forêts à la DGE et président de la Société Forestière Suisse, Leila Delarive, Directrice générale et fondatrice de BeCurious TV, ainsi que Luc Recordon, Ancien conseiller aux Etats Valérie Cabanes, Juriste en droit international et droits de l’Homme. Les dialogues se confondent et les questions naissent entre les interlocuteurs.

Est-ce que la nature devrait avoir des droits ? La première mise en perspective sur cette question est la suivante : les personnes morales possèdent des droits. Or celles-ci sont le fruit d’une abstraction arbitraire, quand la nature est un objet pluridimensionnel mais surtout d’essence tangible.

Comment amener un tel concept dans des pays occidentaux riches, secondairement touchés par les problèmes environnementaux ? On nous explique que ça commence déjà avec la reconnaissance de la notion d’écocide dans la politique (en France notamment). L’écocide est la destruction d’un écosystème par main humaine. Cependant, seulement étiqueter cette notion ne changera pas grand-chose à sa problématique. Mais c’est le premier pas obligé.

Puis vient la question d’une définition précise d’un écocide, en vue de son application dans les livres de loi : quelle ampleur, quel(s) aspect(s) ? Une proposition est émise pour que la justice s’appuie sur la science avec un cadre strictement contraignant, pour éviter que des acteurs puissent se retirer de la question environnementale comme l’a fait le président Trump dernièrement vis-à-vis de l’accord de Paris.

Et ensuite, qui serait à même de parler au nom de la nature, celle-ci ne communiquant pas avec nous dans un langage que l’on saisit, et vice-versa ? Les autochtones sont suggérés, car vivant en complétude de leur environnement. En effet, chez eux la notion de nature, contrairement à l’homme occidental, ne se distingue par obligatoirement du monde en tant que tout. La culture occidentale souvent fait usage de ce concept comme une entité séparée et opposée à l’être humain, tellement sa dynamique relationnelle avec le tout semble différente de celles des peuplades autochtones.

La thématique est trop récente pour déjà avoir des réponses concrètes. Ces questions restent donc en suspens. Il reste néanmoins certain pour Jean Rosset que les forêts suisses participent à la prospérité que nous connaissons en nous rendant certains services liés à l’érosion ou la gestion des eaux, entre autres. Ainsi, elle devrait être protégée en vue de la loi.

Descriptif de l’atelier « Dans la puissance de l’énergie d’amour »

Dans une salle avec une lumière tamisée et une musique de fond qui fait penser à des chants gutturaux bonzes, en plus doux, nous sommes invités à nous asseoir. Denise nous demande de fermer nos yeux, poser les pieds à plat au sol et de prendre de lentes et longues respirations. Elle nous décrit une scène dont on doit créer l’image par la pensée. De nos pieds se forment des racines qui grandissant font leur chemin jusque profond dans la terre pour y puiser une énergie pure, blanche et scintillante. On visualise cette aura blanche remonter les racines, lentement, jusqu’à nos pieds, pénétrant alors notre corps petit à petit pour atteindre les chevilles, les jambes, le bas ventre, nos organes, le cœur, les poumons, puis la nuque, la tête et le cerveau. Alors, flottant sur notre tête, une couronne de cette lumière se forme en fleur dont le centre voit naître une pousse croissant vers les cieux, jusqu’à un espace impalpable. Notre respiration est synchrone avec les battements d’énergie.

Tour à tour, on vient nous chercher pour rejoindre l’un des quinze guérisseurs qui, debout derrière nous, nous assied sur une chaise, et entame une gestuelle de ses mains. Elles viennent se poser sur nos épaules, puis couvrent nos oreilles, le sommet du crâne, puis se distancient à nouveau. Les yeux fermés, concentré mais calme, on sent le mouvement de ces mains sans même qu’elles nous touchent. Ce cycle se fait plusieurs fois, toujours un peu différemment, sans que l’on puisse vraiment anticiper le moment à venir. Les mains se posent un peu plus haut vers la nuque, la pression est peut-être plus légère, le mouvement plus lent. Alors les soins se terminent, le guérisseur nous l’indique et nous retrouvons notre place initiale où un verre d’eau nous est offert. La méditation continu jusqu’à ce que chacun ait reçu les soins des guérisseurs. Le silence reposant perdure, même une fois la séance terminée.

Retour sur le débat « Comment s’inspirer des peuples premiers pour se reconnecter à la nature ? »

Débat dont les invités sont Anaïs Bajeux, Réalisatrice et photographe, Gert-Peter Bruch, Président de l’ONG Planète Amazone, Lorenza Garcia, Artiste et fondatrice de l’Association Navajo France, Thomas Pizer, Président d’Aquaverde, en voici quelques aperçus.

La discussion part sur ce principe : on pense qu’on peut les aider car on leur a mis à mal, peut-être en fait qu’ils sont ceux qui peuvent nous aider. Ces peuples ont l’idée commune de la Terre Mère et vivent de ce concept à travers leurs actions quotidiennes. Trois hommes du peuple Surui sont présents, habillées de leurs magnifiques coiffes de plumes colorées.

Lorenza

Les rituels de guérison du peuple Navajo utilisent le sable comme support, car le sable est la Terre, et elle seule peut guérir. A la fin de chaque soin, ils replacent le sable où il a été pris. Ces gens furent la cible d’un génocide, comme beaucoup de peuplades autochtones, puis ont été placé dans des mines d’uranium. Ils arrêtèrent ce travail car contraire à leur rôle qu’ils s’attribuent de protecteurs de la Terre, sinon en quoi leur existence sur Terre ne ferait sens. Le mal d’un seul est celui de tous. Contrairement à notre concept d’être connecté par la technologie, eux le sont avec le tout et par leurs actions de tous les jours. Ce qui ne les empêche pas de posséder des smartphones : entre deux mondes. Dans leurs visions d’avenir, ils réfléchissent ayant en vue sept générations à venir.

Coordinateur Surui

Le monde dans lequel on vit possède une vaste diversité à l’image de sa grandeur. La Suisse est très différente de mon lieu d’origine, déjà en termes de biodiversité et d’ethnicité. De grandes montagnes, peu de forêts – je ne sais pas si elles ont été défrichées -, tout est minutieusement organisé, il y a des plaquettes dans les forêts pour indiquer les directions, les villes sont ordonnées et rangées. Nous sommes autant curieux d’apprendre sur vous que vous sur nous.

La culture de chaque peuple a la même importance. Nous voulons créer une université chez nous, sûrement différente de votre conceptualisation d’une université. Nous voudrions apporter d’autres connaissances que celles standardisées dans le monde. Nous savons nous occuper des forêts et voudrions l’enseigner à tous ceux qui veulent, sans qu’il y ait de barrière linguistiques ou d’écriture comme il y a dans les organismes internationaux ou seules quelques langues trônent. La formation devrait être reconnue par le Brésil.

Frederika

Ce qui m’a le plus choqué pendant mon voyage, c’est qu’un enfant n’est pas juste seulement celui d’un père et d’une mère, mais celui de la communauté. Ici, nous vivons souvent loin de nos grands-parents, auxquels on pense vers 20 ans car on se dit qu’ils ne seront bientôt plus là. L’esprit de communauté est puissant en ce peuple.

Lorenza

Le système éducatif occidental inculque la notion de sous-métier et tend ainsi à un élitisme destructeur. Chez les Navajos, qu’importe l’issue des études, ils savent quoi faire pour vivre.

Coordinateur Surui

J’ai vu que dans les universités autour du monde, il y a beaucoup de peuples différents. Nous voulons de par notre université, amener un élément dans l’équilibre durable mondial.

Guillaume Rueff

juillet 16, 2017

Retour 1 sur le G21 - Swisstainability Forum - 29 et 30 juin 2017

10 étudiants d'Unipoly ont participé avec grand intérêt au G21 - Swisstainability Forum 2017.

Vous retrouverez ci-dessous ce qu'ils ont vu, entendu, vécu durant ces deux jours.

Unipoly remercie chaleureusement NiceFuture nous ayant permis de participer au Forum.

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La chance que nous avons eu de pouvoir assister au G21 Swisstainability Forum était exceptionnelle à plus d’un titre. Nous avons pu écouter de grands orateurs nous conter l’histoire qui les a amenés à intégrer la cause écologique au cœur de leurs travaux et préoccupations, ainsi que les raisons qui les ont poussés sur ce chemin. En dehors des présentations et débats en séance plénière constituant la colonne vertébrale du Forum, nous avons également eu à quatre reprises la possibilité de choisir d’assister à un débat dans un cadre plus intimiste à petit comité. Ces échanges donnaient l’occasion au public d’intervenir également et de poser des questions aux intervenants, ce qui permettait aux différents acteurs et visiteurs de faire connaissance de manière plus directe.

En dehors de ces évènements programmés, des séances de « networking » et de rencontres se sont organisées de manière indépendante et permettaient, au détour d’une présentation, d’échanger quelques mots avec une coach de développement personnel, un représentant de Nespresso ou encore un responsable de l’Institut international d’écologie industrielle & d’économie verte accompagné de deux de ses élèves. Autant de rencontres qui m’auront permis d’apprécier la diversité des acteurs qui s’engagent sur la voie du développement durable et d’observer l’avenir avec un regard un peu plus serein.

Soran Alatas

Le G21 est un rassemblement d’esprits éclairés et inspirants de tous horizons autour d’un sujet parfois inquiétant mais bien d’actualité : la transition énergétique. Inspirante, c’est par exemple le cas de Sofia de Meyer que personne n’a pu ignorer ce jeudi tant son profil d’entrepreneuse humaniste sort du lot. Selon la Co-fondatrice d’Opaline Factory, « Il n’y a pas de distributeur, ni de consommateur, il n’y a que des citoyens.», en résumé, son business plan c’est le partage équitable à tous les niveaux… et ça marche ! Ah voilà qui change de l’image de l'entrepreneuriat classique véhiculée dans les cours de marketing. L’investissement classique a d’ailleurs été au cœur de débats chauds durant l’après-midi. Ainsi, dans un contexte de méconnaissances générales et de craintes de la part de nombreux investisseurs sur les enjeux climatiques, le G21 a été un îlot de messages positifs sur l’avenir de notre société, avec des expressions récurrentes telles que la co-construction, l’économie régénérative,  le consommacteur, l’investissement à impact, l’ondulation systémique, l’économie du don… Voilà de quoi entrer en master plus déterminé que jamais à contribuer à ce mouvement de co-construction planétaire.

 Adrien Legrain

Vendredi 30 juin 2017 à 11h, « salle 1 » du Rez-de-Jardin, STCC.

L’agencement des chaises rompt quelque peu la monotonie des conférences ennuyeuses où les orateurs se succèdent au perchoir les uns après les autres. Ici, on s’assied en cercle, et on l’agrandira plusieurs fois pour que les retardataires puissent s’y joindre (il faut dire qu’on aime goûter toutes les versions des jus de fruits Opaline pendant la pause devant l’Aula C). « De la hiérarchie à l’enrichissement personnel », le titre peut paraître confus mais il traduit très bien le thème de ce Lab. Geneviève Morand ouvre la session en nous invitant à réfléchir à une expérience de groupe exceptionnelle qu’on a vécue, puis de la partager avec notre voisin. Après quelques minutes, elle passe la parole à tour de rôles aux quatre intervenants pour entendre leurs expériences.

Sofia de Meyer nous raconte l’aventure Opaline, elle voulait créer une nouvelle ligne de jus de fruits, c’était en 2011. Juriste de formation et avec plusieurs années d’expérience dans le commerce international, elle sait comment s’y prendre pour introduire un nouveau produit sur le marché. Pourtant ce que Sofia décide, c’est ce qu’elle appelle entreprise avec conscience, c’est-à-dire relever le défi d’allier équilibre économique et respect de l’Homme et de la Terre. Comment adresser les enjeux économiques sans perdre de vue la responsabilité sociale et environnementale, c’est tout le thème dont elle est venue parler pendant ces deux jours du forum G-21. Pour Jonathan Normand, les entreprises se sont de tous temps organisées en s’inspirant du modèle militaire, car il facilite énormément la gestion et l’administration d’une entreprise. Aujourd’hui on commence peu à peu à réaliser les limites de ce mode de faire et des avantages à rendre la gouvernance d’une entreprise plus démocratique ; les employés ne sont plus les seuls au service d’un patron, mais les patrons se mettent au service de leurs employés. Helena Ter Ellen poursuivra en parlant de l’argent comme créateur de hiérarchie. Pour les ateliers qu’elle propose, il n’y a pas de prix fixés à l’avance, la participation est consciente. C’est ainsi que les stages de formation à l’écopsychologie (ou « Le travail qui relie ») qu’elle organise sont accessibles au plus grand nombre. Un rapide sondage à mains levées montre que presque toutes les personnes présentes ont à un moment ou un autre eu une expérience de groupe extraordinaire, mais seuls cinq ou six personnes (sur une cinquantaine) affirment travailler dans une entreprise dite libérée, où la politique entrepreneuriale est caractérisée en premier lieu par le respect de ses collaborateurs.

Tobias Barblan

juillet 12, 2017

Unipoly participe au G21 Swisstainability Forum 2017

Le 29 et 30 juin aura lieu le G21 Swisstainability Forum au SwissTech Convention Center à Lausanne. L’objectif du forum est de promouvoir le développement durable auprès des milieux économiques et politiques afin d'encourager la transition de la Suisse vers une économie verte. L’association NiceFuture a invité dix étudiants membres d’Unipoly (des futurs décideurs de demain) à participer au forum, des étudiants investis sur la question de la durabilité.

“Le G21 Swisstainability Forum est à la fois un think thank, un événement faîtier et des conférences thématiques toute l’année proposant ainsi un vrai réseau de travail autour de l’économie positive et durable et une plateforme de rencontre dynamique entre les décideurs économiques, politiques et académiques.”

“Le G21 Swisstainability Forum pour :

  • identifier et débattre des défis actuels et futurs de la durabilité dans le contexte de l’économie mondiale
  • promouvoir et soutenir des modèles économiques qui prennent en compte les aspects environnementaux et sociaux
  • démontrer que la responsabilité sociale et environnementale n’est pas tant un objectif à atteindre qu’un chemin de progrès
  • découvrir les innovations, les initiatives actuelles les plus visionnaires dans les différents secteurs d’activités présentés lors du forum Leadership”

Unipoly se réjouit de participer au Forum et d’apporter sa petite pierre à l’édifice pour un monde et une économie plus durable.

Un reportage sera écrit par les étudiants à la suite du forum afin que vous puissiez découvrir ce qu’ils ont vécu !

Plus d’info sur : www.g-21.ch/

 

Source: dossier de présentation du G21 Swisstainability Forum

juin 21, 2017

Disco-Soupe - 26 avril 2017

Le 26 avril 2017 s'est deroulée la Discosoupe d'Unipoly avec Umwelt Plattform à la place de l'Europe à Lausanne. Après deux mois de préparations les membres d'Unipoly, ont pu servir plusieurs dizaines de litres de soupe aux passants. De 17h à 21h, les piétons ont pu couper les légumes, manger des fraises, de la salade et de la soupe en musique !

130 kilos de fruits et légumes ont été récoltés dans les grandes surfaces lausannoises, permettant ainsi de distribuer environ 70 litres de soupe. Il restait quelques légumes et de la soupe en surplus. Ils ont été distribués à la soupe populaire et aux passants.

Grâce à la movitation des membres et à des affiches explicatives, nous avons pu partager avec les lausannois les problématiques liées au gaspiallage alimentaire. En particulier, avec notre équipe animation, les plus petits ont pus se rendre compte des enjeux de la Discosoupe.

Plus d'infos sur les disco-soupe sur : http://discosoupe.org/

juin 2, 2017

Bienvenue aux nouveaux membres!

La soirée de recrutement, c'était lundi 06 mars à Zelig. Les étudiants ont pu s’y informer activement sur les associations de la durabilité des Campus, rencontrer leurs membres, mais aussi apprendre à planter des légumes ou encore à dévoiler une roue de vélo. Ingénieurs du Monde, Oikos Lausanne, UP - Umwelt Plattform - Plateforme environnementale, Unipoly et le Point Vélo étaient présents pour recruter.

La tombola a eu beaucoup de succès et fait des heureux avec ses nombreux lots, durables bien sûr.

Nous remercions chaleureusement nos partenaires La Brouette, Chez Mamie Lausanne, Durig Chocolatier, et Campus Durable EPFL.​

 

mars 12, 2017

C'est la rentrée !

Unipoly vous souhaite une bonne rentrée !

Nous invitons tous les curieux à venir à notre première réunion des membres du semestre le jeudi 23 février à 18h au local CM1416 ( EPFL)

Bisous, le comité

février 20, 2017

Disco Soupe - 21 déc. 2016

Une Disco Soupe, c'est :

Récolter des légumes chez des agriculteurs/supermarchés de la région car hors-normes pour les supermarchés ou trop nombreux, poireaux, navets, choux, remuer, saler, touiller, assaisonner… sur de la musique pour créer une ambiance de folie! Avec ces légumes , une soupe est concoctée et distribuée, gratuitement sur campus, à toute personne qui est venue aider ou qui est passée par-là. Le but était de sensibiliser les gens face au gaspillage alimentaire ! L’événement était ouvert à tous !

L'objectif principal du projet est la sensibilisation des foyers face au gaspillage alimentaire. En effet, 45% du gaspillage alimentaire en Suisse provient des foyers (source: http://www.frc.ch/articles/enfin-des-chiffres-en-suisse/ et http://foodwaste.ch). Une Disco Soupe est l'événement idéal, car en plus de sensibiliser les gens au gaspillage alimentaire, elle montre que la soupe est le plat parfait pour utiliser des légumes oubliés au fond du frigo, quelque peu défraichis. La musique ajoute une note de convivialité et de bonne humeur, convivialité qui doit également être remise à table, car un peu oubliée de nos jours!

Le pôle d'action a organisé ce semestre une disco-soupe sur l'esplanade de l'EPFL dans le cadre du calendrier de l'Avent. L'évenement a eu beaucoup de succès à notre grande surprise malgré le froid, mais bon une bonne soupe, ça réchauffe, non ?

Nous remercions nos partenaires nous ayant permis de réaliser cet événement: Aligros, Table Suisse et les maraîchers d'Yverdon, l'aumonerie de l'EPFL et de l'UNIL, ainsi que l'AgePoly.

 

 

février 6, 2017

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