★ Member of the Month ★

 

★ Clément – Unipolyen dans l'âme ★

 

 

Pourquoi as-tu rejoint Unipoly ?

J'étais en première à l'époque, ça devait être au printemps 2009. J'ai vu un pote débarquer à la bourre à un cours de biochimie les mains et le sac remplis de légumes des achats solidaires. J'ai discuté 2 minutes avec lui pour savoir d'où ça provenait, et l'idée m'a tout de suite plu. Une bande de hippies qui se balade avec des poireaux à travers le campus, je dis oui monsieur. J'ai profité du recrutement d'automne pour rejoindre l'assoc, et me suis tout de suite impliqué dans le mise en place du marché de l'EPFL, avec un groupe de travail dynamique constitué de personnes que je connaissais déjà. Ça a été pour moi un déclic, la première expérience concrète pour moi dans le développement durable, avec un projet devant concilier les trois piliers du développement durable (viabilité économique, acceptabilité sociale, durabilité écologique).

 

 

Qu'est ce que le développement durable évoque pour toi, pourquoi cela te tient à cœur ?

Certains jugent la notion de développement durable obsolète, parlent maintenant de développement intégré ou de décroissance. Personnellement, j'accorde peu d'importance au nom que l'on met dessus. Oui, le concept de développement durable a évolué depuis les années 1980 et le rapport Brundtland, et tant mieux. Pour moi, le plus important lorsqu'on parle de développement durable, c'est de faire en sorte d'avoir une vision globale et holistique des choses, ainsi que de s'assurer que le bien-être humain au sens large – pas celui qu'on peut rapporter uniquement au PIB – soit au centre des préoccupations. Et ça, ce n'est clairement pas le cas des entreprises qui se mettent une étiquette « développement durable » pour faire du business, le fameux concept de « greenwashing ». L'aspect social est trop souvent mis de côté ou oublié, mais c'est, d'après moi, là que réside la clé du développement durable : éduquer chacun aux enjeux globaux pour qu'il puisse agir de manière responsable, et améliorer le vivre-ensemble. Pour moi, le développement durable, ça passe avant tout par une amélioration des conditions de vie, tant au Nord dans des pays en proie à la malbouffe, aux incivilités et à la dépression, qu'au Sud où certaines choses de première nécessité viennent à manquer.

Quel est ou a été ton rôle dans l'assoc, ton histoire, de quelle manière t'es tu impliqué, qu'est-ce que tu en as retiré ?

Comme je fais un peu office de dinosaure dans cette assoc, j'ai eu l'occasion de m'impliquer dans pas mal de postes différents. J'ai d'abord été co-responsable du projet marché de l'EPFL, avant de prendre la présidence de l'association pour l'année des dix ans de celle-ci. J'étais aussi co-responsable du jardin potager et de l'animation en parallèle. Après une année à l'étranger, j'ai endossé le rôle de responsable des événements (conférences, projections de films...). Ces différents rôles m'ont énormément appris, et fait grandir tant sur le plan professionnel que personnel. J'ai, entre autres, dû gérer des relations conflictuelles avec la direction, faire des dossiers de sponsoring, de la communication, de l'organisation d'événements... Mais je pense que la chose la plus importante que j'ai apprise est de toujours rester critique vis-à-vis des avancées techniques soi-disant miraculeuses en terme d'environnement : elles ne peuvent régler tous les problèmes, et trop de gens s'en remettent à elles sans imaginer changer leur mode de vie d'un poil.

avril 30, 2015